Tour clocher

Tour Clocher, première horloge n'indiquant que les heures   Rue Droite et porte Est en 1902   2
Exemple de cadran ancien n'indiquant que les heures     La porte Est avec ses défenses notées
 

Tour-clocher. Il s’agit d’une puissante tour au-dessus de la porte fortifiée située à l’extrémité de la Rue Droite. A remarquer les trois arcs de décharge, servant à renforcer la construction, qui apparaissent aussi sur l’autre tour au-dessus de la Porte du Pont Levis.
La voûte de l’église et le clocher s’effondrèrent en 1717. L’église fut réparée. Plutôt que de reconstruire un clocher au-dessus de l’église on préféra rehausser la tour afin d’y mettre les cloches.
Une cloche refondue en 1747 fut descendue en 1793 lors de la Révolution et transportée à Montpellier pour fabriquer des canons. Sa remplaçante a été installée en 1871.
La cloche la plus ancienne, décorée d’une Vierge à l’enfant, patronne des Matelles, porte la date de 1781. Elle est l’œuvre du fondeur Guillaume Poutingon.

L’horloge. La première horloge fut installée en 1724. Sur la façade de la tour-clocher subsiste l’aiguille unique de cette horloge qui n’indiquait que les heures. Ses extrémités sont ornées d’une fleur de lis et d’un croissant.
Il s’agissait d’une demande des habitants qui devaient se lever au milieu de la nuit pour transporter du bois à Montpellier avec leurs charrettes, notamment des « fagottes » pour alimenter les fours des boulangers. La vente de bois était alors quasiment la seule source de revenus en espèces de la population. L’horloge ne put être acquise que 13 ans après la décision d’achat, ce qui prouve bien l’indigence de la population.
En 1895, une nouvelle horloge fut installée en façade sud.
Sous le clocher, au premier étage, se trouve une petite salle à laquelle on accède par un escalier raide et étroit. Elle tint lieu de mairie (en occitan : la velha comuna) jusqu’en 1860. Par la suite, restée ouverte aux quatre vents, elle servit de refuge aux vagabonds de passage.